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Vos données de santé

Comment Coquelicot traite les données de cycle, de sexualité et de grossesse, expliqué sans jargon juridique.

Dernière mise à jour : 15 octobre 2026

Sommaire

  1. Pourquoi ces données sont sensibles
  2. Le modèle des applications gratuites
  3. Les choix de Coquelicot
  4. Où vivent vos données
  5. Emporter ou effacer vos données
  6. Essayer sans rien confier

Une application de suivi du cycle sait des choses qu'on ne dit pas à grand monde : la date des règles, la contraception, les rapports, l'envie d'un enfant, une grossesse et parfois sa fin. Mises bout à bout, ces informations dessinent une intimité complète. Elles méritent d'être traitées avec le soin qu'on réserve à un dossier médical, pas avec la désinvolture d'un compte de réseau social.

Cette page explique, en langage courant, pourquoi ces données sont à part et ce que Coquelicot en fait. Le détail formel (bases légales, durées de conservation, sous-traitants) figure dans la politique de confidentialité ; ici, on prend le temps d'expliquer les choix plutôt que de les énumérer.

Pourquoi ces données sont sensibles

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) range les informations de santé et de vie sexuelle dans une catégorie à part, dite « données sensibles » (article 9). Les traiter est interdit par défaut, et n'est autorisé que dans des cas précis, dont le plus simple : que la personne concernée y consente explicitement, en connaissance de cause. Ce n'est pas une formalité tatillonne. C'est la reconnaissance que certaines informations, divulguées ou détournées, font plus de dégâts que d'autres.

Les données de cycle en font partie à double titre. Elles disent l'état de santé : un cycle irrégulier, une aménorrhée, une pathologie suivie de près. Elles disent aussi des choix de vie : une contraception, une tentative de conception, une interruption de grossesse. Selon le contexte, un employeur, un assureur ou un proche mal intentionné pourrait tirer de ces données des conclusions qu'il n'a aucune raison de connaître. La sensibilité ne tient pas à la gêne qu'on éprouverait à les partager : elle tient à ce qu'on peut en faire contre la personne qui les a saisies.

Le modèle des applications gratuites

La plupart des applications de suivi menstruel sont gratuites. Une application gratuite a tout de même des coûts (serveurs, développement, maintenance), et ces coûts sont couverts d'une façon ou d'une autre. Quand ce n'est pas la personne qui paie, c'est souvent qu'elle est le produit : le modèle repose alors sur la publicité ciblée, sur la revente de données agrégées, ou sur des partenariats qui monétisent l'audience.

Appliqué à des données de cycle, ce modèle pose un problème évident. Une régie publicitaire qui apprend qu'une utilisatrice cherche à concevoir, ou qu'elle vient de perdre une grossesse, dispose d'un signal commercial d'une valeur considérable, et d'une sensibilité extrême. Plusieurs applications du secteur ont été épinglées, ces dernières années, pour avoir transmis ce type d'informations à des tiers publicitaires, parfois à l'insu de leurs utilisatrices. Le problème n'est pas la gratuité en elle-même : c'est la contrepartie cachée qu'elle finance.

Coquelicot est gratuite aussi, mais sans cette contrepartie. Elle est développée par CmaDev sur du temps personnel, comme une application d'intérêt général, et non comme un produit à rentabiliser. Il n'y a donc rien à monétiser dans vos données, et aucune incitation économique à les conserver au-delà du nécessaire.

Les choix de Coquelicot

De ce principe découlent quelques décisions concrètes, qui tiennent en trois phrases.

Pas de publicité, pas de traceur. Coquelicot n'affiche aucune publicité et n'embarque aucun outil de mesure d'audience. Il n'y a pas de mouchard tiers qui observe votre usage pour le compte d'un annonceur, pas de pixel de suivi, pas de profilage. Vos saisies servent à faire fonctionner l'application pour vous, et à rien d'autre.

Pas de revente, pas de transmission commerciale. Les données de cycle, de sexualité et de grossesse ne sont jamais vendues, jamais échangées, jamais transmises à un tiers à des fins commerciales. Elles ne quittent pas le cadre de l'application.

Le minimum nécessaire. Coquelicot ne demande ni votre position, ni vos contacts, ni la liste des applications installées sur votre appareil. Les champs que vous remplissez sont tous facultatifs : l'application fonctionne même si vous n'en renseignez qu'une partie, et ce que vous ne saisissez pas n'existe nulle part.

Où vivent vos données

Pour retrouver votre suivi d'un appareil à l'autre, Coquelicot associe vos données à un compte, protégé par une adresse e-mail et un mot de passe. Ce mot de passe n'est jamais conservé tel quel : seule en est gardée une empreinte chiffrée (via l'algorithme bcrypt), à partir de laquelle le mot de passe d'origine ne peut pas être reconstitué. Même en cas d'accès indu à la base, les mots de passe ne s'y lisent pas.

Les données sont hébergées en France, donc dans le champ du RGPD, chez un hébergeur soumis au droit européen. Les journaux techniques du serveur, nécessaires pour détecter les attaques et diagnostiquer les pannes, ne contiennent aucune donnée de santé et sont conservés quatre-vingt-dix jours, puis effacés. Les paramètres sensibles des adresses (jetons, liens de vérification) en sont retirés avant même leur écriture.

Les rappels, enfin, sont désactivés par défaut. Ils ne fonctionnent qu'après deux accords distincts et restent désactivables à tout moment : tant que vous ne les activez pas, aucune adresse de notification n'est enregistrée.

Emporter ou effacer vos données

Deux droits comptent par-dessus tout quand il s'agit de données aussi personnelles : pouvoir les récupérer, et pouvoir les faire disparaître. Coquelicot les traite comme des fonctions de l'application, pas comme des démarches à mendier.

L'export produit un récapitulatif complet de votre suivi, à imprimer ou à conserver en PDF. Il sert avant une consultation, et il sert aussi à partir : les données vous appartiennent, et vous devez pouvoir les emporter ailleurs sans rien demander.

La suppression du compte efface définitivement l'ensemble des données associées, depuis l'application elle-même. Ce n'est pas une mise en sommeil ni une corbeille : les données sont détruites. La procédure exacte est décrite dans la page suppression de compte.

Essayer sans rien confier

Si tout cela reste abstrait, le plus simple est d'essayer sans créer de compte. Une démonstration publique tourne entièrement dans le navigateur, avec des données fictives : rien n'est envoyé au serveur, rien n'est enregistré, et tout repart à zéro au rechargement. C'est la meilleure façon de voir ce que l'application fait de vos saisies, à savoir les afficher et rien de plus, avant de lui confier les vôtres.

Édité par CmaDev, Claire Mauguéret, entreprise individuelle.
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